* La gestion de la SNEL SA par l’ingénieur Teddy Lwamba déçoit les attentes du Chef de l’État et plonge la capitale dans une obscurité sans précédent.
On croyait l’ingénieur Teddy Lwamba capable de relever le défi de l’amélioration de la desserte en électricité. Pourtant, sa gestion à la tête de la Société Nationale d’Électricité (SNEL SA) vient de doucher les espoirs de ceux qui croyaient en lui, et particulièrement ceux du Chef de l’État, Félix Tshisekedi.
À son avènement, sa mission était claire : s'appuyer sur l'expertise interne pour redorer l’image de la société et répondre aux besoins de la population. Mais hélas, le constat est amer.
Une administration fracturée et politisée
À peine installé, des fissures apparaissent dans la chaîne de commandement. L’administration de la SNEL est aujourd'hui divisée, là où le clientélisme et le tribalisme semblent être érigés en mode de gestion. Certains cadres, pour conserver leurs postes, sont contraints de se transformer en "chantres" à la gloire du nouveau DG, sous peine d’être taxés d'opposants au régime.
Dans ce climat délétère, des cadres compétents de l’ancienne coordination ont été mis au placard, sans affectation spécifique, tandis que le Conseil d’Administration semble réduit à une simple chambre d'enregistrement des volontés d'un Directeur Général omniprésent mais souvent représenté lors des réunions importantes.
Le délestage comme seul mode de gestion
Était-ce une illusion de croire qu'un professeur en électricité éradiquerait le phénomène du délestage ? Six mois après son entrée en fonction, la SNEL poursuit sa descente aux enfers. Plus les jours passent, plus Kinshasa sombre dans l'obscurité. Les "poches noires" se multiplient, favorisant la recrudescence du phénomène Kuluna et des braquages dans les 24 communes de la capitale.
Aujourd’hui, le mécontentement gagne même les rangs des cadres du régime. Il n'y a plus de quartiers épargnés :
- Binza-Pigeon et Macampagne ;
- Limete et Beau-Marché ;
- Bandalungwa et le quartier UPN ;
- Kalina (Gombe) et même la Cité Présidentielle.
Le vrombissement des groupes électrogènes est devenu le seul son constant dans ces quartiers autrefois épargnés.
Un préjudice pour la vision du Chef de l'État
Les élus nationaux de l’Union Sacrée montent désormais au créneau pour dénoncer une gestion jugée plus catastrophique que celle de son prédécesseur. Pour les observateurs, le numéro un de la SNEL SA fait partie de ces collaborateurs qui rendent un très mauvais service au Chef de l'État par leur incapacité à performer dans un secteur aussi vital que stratégique.
Le peuple souverain, qui a placé sa confiance en Félix Tshisekedi, se demande comment un ingénieur peut transformer le délestage en une fatalité quotidienne. La question demeure : le courant électrique a-t-il fini par tuer l'ingénieur ?
Nous y reviendrons.
Mireille Apendi

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